RDC: la culture congolaise, orpheline de ses dirigeants

Parmi les problèmes cruciaux et permanents aux quels la république démocratique du Congo fait face figure celui d’éducation populaire.
A ce propos, bon nombre d’opérateurs culturels joue et doit jouer un rôle prépondérant dans cette éducation.
Cependant, il apparaît clairement qu’en RDC, le secteur culturel fait figure de parent pauvre, négligé si pas abandonné.
La culture, ce parent pauvre, est pourtant considérée comme l’âme du peuple du fait qu’elle donne une orientation à la vie individuelle et collective.
Malheureusement, le sort réservé à ce secteur au Congo Kinshasa est très alarmant à telle enseigne qu’il interpelle les consciences à prendre part, d’une manière ou d’une autre, à la lutte pour relever ce défis.
Démission de l’État
Les intervenants dans le domaine culturel en RDC se plaignent de la démission de l’État de ses obligations de soutien et de promotion de la culture.
Au contraire il se contente simplement de couper les rubans symboliques lors des événements culturels qui ont lieu au pays.
S’il y’a près de 40 ans l’État congolais avait pris conscience de l’importance de la culture dans la vie nationale, cette prise de conscience s’est fort malheureusement effrité avec le temps.
Comme fruit de cette prise de conscience : la création par les pouvoirs publics en 1977 de l’Institut national des Arts (INA) et en 1987 du fonds de promotion culturel (Fpc).
A ces deux structures culturelles peut être ajoutée la bibliothèque nationale du Congo qui n’a de bibliothèque que le nom.
Car un regard critique sur le fonctionnement de ces structures démontrent à suffisance que l’État semble avoir démissionné de ses nobles obligations.
Le seul secteur de la culture congolaise qui a encore le vent en poupe reste la musique.
En RDC, la musique est considérée un art roi, car elle est pour la culture congolaise ce qu’est le football pour les sports.
C’est le seul secteur qui engrange encore un succès indéniable tant sur le plan national qu’international.
Cependant, elle est critiquée par des hommes de la culture de véhiculer, par son contenu, des anti valeurs plutôt que d’adoucir les mœurs.
Pepeco Kinzala Nkuka

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